FONDATION POUR LA RECHERCHE NUOVO SOLDATI
BOURSES de RECHERCHE en CANCÉROLOGIE

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Lauréats 2025 - 2026

Marc HILMI
Mathieu ROULEAUX DUGAGE
Elisa GOBBINI
Nikolaus DEIGENDESCH
Jean PINSON
Juan Francisco GRAU BEJAR

Marc HILMI

Titre du projet: Resistance and response to combined inhibition of PARP and PD-1 in pancreatic ductal adenocarcinoma: an ancillary study of the POLAR trial.

Lieu actuel des activités professionnelles: Center for Pancreatic Cancer Research, Memorial Sloan Kettering Cancer Center, New York, USA.

Résumé du projet de recherche: L'adenocarcinome canalaire pancréatique est un problème majeur de santé publique en raison de son incidence croissante et de son mauvais pronostic. Le projet s’inscrit dans le cadre de l’étude clinique POLAR, qui évalue l’efficacité de l’inhibition combinée de PARP et PD-1 chez les patients atteints d'adenocarcinome canalaire pancréatique présentant une mutation des gènes impliqués dans la recombinaison homologue. Cette étude vise à identifier les mécanismes de résistance et de réponse à ce traitement grâce à l’analyse du microenvironnement tumoral et des fibroblastes associés aux cellules tumorales. Des technologies avancées telles que le séquençage unicellulaire et l’immunofluorescence multiplex seront utilisées pour comprendre ces interactions et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Mathieu ROULEAUX DUGAGE

Titre du projet: Impact des inhibiteurs d'EZH2 sur la réponse immunitaire anti-tumorale

Lieu actuel des activités professionnelles: DITEP, Institut Gustave Roussy, Villejuif, France

Lieu de stage: Laboratoire du Prof. Sergio Quezada, University College London, Royaume-Uni

Résumé du projet de recherche: L'épigénétique joue un rôle crucial dans la régulation du système immunitaire et de la progression tumorale. Les inhibiteurs d'EZH2, en ciblant le complexe Polycomb Repressive Complex 2 (PRC2), ont montré un potentiel thérapeutique prometteur en oncologie, en particulier dans les tumeurs solides déficientes en SWI/SNF. Toutefois, leur impact sur l'interaction entre cellules tumorales et immunitaires reste méconnu. .

Ce projet repose sur l'analyse de prélèvements issues de l'essai basket EZHiSWITCH (traitement par Valemetostat chez des patients présentant une tumeur SWI/SNF-déficiente). Des échantillons tumoraux et sanguins seront collectés avant et après traitement pour effectuer des analyses transcriptomiques (scRNAseq, séquençage du TCR, ATACseq) et immunologiques (dosage des facteurs solubles, cytométrie de flux). L’analyse bioinformatique des données permettra l’analyse des effets immunomodulateurs des inhibiteurs d'EZH2 en analysant leur influence sur la signalisation IFN de type I, l'expression des néo-antigènes et la polarisation des lymphocytes T.

Elisa GOBBINI

Titre du projet: Identifier les répondeurs à l'immunothérapie par intégration multiomique parmi les patients atteints de cancer bronchique

Lieu d’activité ancien: Curie Institute, Oncology Departement, Paris

Lieu actuel des activités professionnelles: Sen Lab, Mount Sinai, Sciences Departement, New York

Résumé du projet de recherche: L'immunothérapie a radicalement changé la prise en charge du cancer du poumon, tant pour le cancer du poumon non à petites cellules que pour le cancer à petites cellules. Le principal défi consiste à identifier les patients répondeurs et à déterminer les mécanismes de résistance chez les non-répondeurs afin d'offrir une stratégie de traitement plus personnalisée à l'avenir. Les nouveaux biomarqueurs émergents comprennent les signatures transcriptomiques, l'analyse transcriptomique spatiale du microenvironnement tumoral et de la radiomique. Les modèles de prédiction multimodaux semblent plus performants que les mesures unimodales, mais de large cohortes sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Notre objectif est d'optimiser les soins standard actuels dans la gestion du NSCLC et du SCLC, en intégrant les données cliniques, moléculaires, transcriptomiques spatiales et radiologiques afin d'identifier une signature intégrative multiomique capable de prédire la réponse à l'immunothérapie. Pour ce faire, nous tirerons parti d'une large cohorte de patients atteints de cancer du poumon qui ont été analysés par une approche multiomique à l'Institut Curie et qui fournissent un ensemble de données unique pour l'analyse intégrative.
Ce projet fournira des informations utiles à la prise de décision pour les futurs essais cliniques, mais il permettra également d'identifier les mécanismes de résistance à l'immunothérapie et d'identifier de nouvelles cibles potentielles à la fois dans les cancers du poumon non à petites cellules et les cancers du poumon à petites cellules.

Nikolaus DEIGENDESCH

Titre du projet: Protéomique tissulaire spatiale sur la spectrométrie de masse (MS) du cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC)

Lieu d'activités professionnelles habituelles: Institut de pathologie, Hôpital universitaire de Bâle, Suisse

Lieu actuel des activités professionnelles: Institut de l'immunité innée, Département de l'immunologie des systèmes et de la protéomique, Université de Bonn, Allemagne

Résumé du projet de recherche: Le cancer du poumon est la malignité la plus répandue dans le monde et une cause majeure de mortalité liée au cancer, avec le cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) comme sous-type le plus fréquent. Malgré les progrès réalisés dans l'identification des altérations génétiques, de nombreux patients ne disposent toujours pas de cibles thérapeutiques efficaces, et les raisons des mauvaises réponses au traitement demeurent floues. La séquence de nouvelle génération (NGS) échoue souvent à identifier de nombreuses altérations génétiques et à prédire avec précision les résultats cliniques. En revanche, les protéines qui régulent les processus biologiques clés fournissent des informations précieuses sur la biologie tumorale au-delà des données génétiques.

Ce projet de recherche vise à explorer le NSCLC en utilisant la protéomique tissulaire spatiale, une technologie de pointe permettant d'analyser les signatures protéomiques dans les tissus tumoraux. En utilisant des échantillons de tissus fixés au formol et inclus en paraffine (FFPE) provenant de patients et en analysant différentes régions histomorphologiques, nous cherchons à révéler l'hétérogénéité tumorale et à comprendre l'impact du microenvironnement tumoral sur la progression de la maladie et la réponse au traitement. Des analyses d'images basées sur l'apprentissage automatique seront utilisées pour identifier les régions d'intérêt pour les analyses protéomiques ultérieures. En outre, une protéomique ultra-sensible des spécimens cytologiques sera appliquée pour suivre l'évolution tumorale sous traitement, afin de mieux comprendre les mécanismes de résistance secondaire.

Nous envisageons qu'une caractérisation approfondie des protéomes tumoraux permette d'identifier de nouveaux biomarqueurs complexes pour l'oncologie de précision, améliorant ainsi les résultats pour les patients.

Jean PINSON

Titre du projet: Mobilité clinique et scientifique au sein du centre de référence internationale de la prise en charge des cancers localement avancés ou récidivants du pelvis, avec évaluation de l'intérêt de la reconstruction 3D préopératoire.

Lieu actuel des activités professionnelles: Service de Chirurgie Viscérale et Oncologique - CHU de Rouen - 1 rue de Germont 76031 Rouen, France

Lieu de stage: Service de chirurgie colo-rectale, Royal Prince Alfred Hospital de Sydney, Australie, dirigé par le Pr Michael Solomon

Résumé du projet de recherche: Chaque année, 14 000 nouveaux cas de cancer du rectum sont diagnostiqués en France, dont 5 à 10 % sont localement avancés. Après chirurgie, environ 10% des patients présenteront une récidive locale. Ces tumeurs localement avancées ou récidivantes, présentent un pronostic sombre sans intervention chirurgicale. Toutefois, une résection en marge saine (R0) peut améliorer considérablement la survie à cinq ans, atteignant 50 à 60 %. La résection R0 nécessite souvent une chirurgie complexe, élargie aux organes adjacents (os, vaisseaux, nerfs) et une prise en charge multidisciplinaire. La reconstruction 3D permet une meilleure compréhension des relations spatiales entre la tumeur et les structures adjacentes. Ses applications sont multiples. Le but de cette mobilité est d'acquérir une expérience et de nouvelles compétences concernant les indications, les techniques et la gestion peri-opératoire des ces patients présentant une tumeur localement avancée ou récidivante. Le projet inclut une évaluation prospective de l'apport de la reconstruction 3D sur les résultats peri-opératoires. Il s’accompagne également de l’élaboration d’un algorithme de segmentation automatique pour faciliter l’utilisation de la reconstruction 3D en routine clinique. En collaboration avec le Surgical Outcomes Research Centre (SOuRCe), ce projet contribue à améliorer les procédures chirurgicales tout en intégrant une dimension pédagogique et scientifique. Les résultats escomptés pourraient transformer la prise en charge des cancers pelviens avancés, renforçant ainsi l’importance des centres experts et des technologies émergentes dans l’amélioration des soins.

Juan Francisco GRAU BEJAR

Titre du projet: Analyse du Microenvironnement des Cancers de l’Endomètre Déficients en Réparation des Mésappariements : Prédiction de la Résistance aux Inhibiteurs de Points de Contrôle Immunitaire et Exploration de Stratégies de Réversion

Lieu actuel des activités professionnelles: Vall d'Hebron Institute of Oncology, Barcelone, Espagne

Lieu de stage: Institut Gustave Roussy, Villejuif, France

Résumé du projet de recherche: Ce projet vise à comprendre les mécanismes de résistance aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaire dans le cancer de l’endomètre déficient en réparation des mésappariements (MMRd). En analysant le microenvironnement tumoral, nous avons identifié des prédicteurs clés de résistance grâce à des technologies avancées telles que le profilage immunitaire spatial multiplexé, l’imagerie par génération de seconde harmonique et la spectrométrie de masse à haut débit. Le projet actuel vise à valider ces découvertes dans une cohorte indépendante issue d’un essai clinique prospectif et à développer des modèles précliniques pour explorer les voies d’évasion immunitaire. L’objectif est d’identifier de nouveaux biomarqueurs de résistance, d’améliorer la sélection des patientes pour l’immunothérapie et de proposer des stratégies innovantes pour surmonter la résistance. Ces résultats pourraient également être applicables à d’autres cancers MMRd, comme le cancer colorectal.